<form method="post" action="http://poll.pollcode.com/qb48"><table border=0 width=150 bgcolor="EEEEEE" cellspacing=0 cellpadding=2><tr><td colspan=2><font face="Verdana" size=-1 color="000000"><b>who will be the next president of congo</b></font></td></tr><tr><td width=5><input type=radio name=answer value="1"></td><td><font face="Verdana" size=-1 color="000000">A J J Rawlings</font></td></tr><tr><td width=5><input type=radio name=answer value="2"></td><td><font face="Verdana" size=-1 color="000000">B J J Rawlings</font></td></tr><tr><td width=5><input type=radio name=answer value="3"></td><td><font face="Verdana" size=-1 color="000000">C J J Rawlings</font></td></tr><tr><td width=5><input type=radio name=answer value="4"></td><td><font face="Verdana" size=-1 color="000000">D J J Rawlings</font></td></tr><tr><td width=5><input type=radio name=answer value="5"></td><td><font face="Verdana" size=-1 color="000000">E J J Rawlings</font></td></tr><tr><td colspan=2><center><input type=submit value="Vote"> <input type=submit name=view value="View"></center></td></tr><tr><td bgcolor="white" colspan=2 align=right><font face="Verdana" size=-2 color="black">pollcode.com <a href=http://pollcode.com/><font color="navy">free polls</font></a></font></td></tr></table></form>
[29/07/2011 15:34:59] Dan Dogbey: happy boss
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Saturday, 30 July 2011
Wednesday, 27 July 2011
Crash de Kisangani : l'intrusion scandaleuse de la SONAS


Alors que l'opinion se pose la question de savoir comment et pourquoi il y a eu l'accident du Boeing 727 de Hewa Bora Airways sur la piste de l'aéroport international de Kisangani, la Société nationale d'assurances -SONAS-, distrait tout le monde en introduisant le débat sur la souscription d'assurance. C'est comme si le fait de ne pas avoir assurer cet avion à la SONAS serait à l'origine de cet accident. Mais d'aucuns sont convaincus que la direction générale de la SONAS est en train de faire diversion pour cacher les problèmes de fond qui tenaillent cette société commerciale dont le personnel accumule plus d'une dizaine de mois d'arriérés des salaires.
Il est connu que, selon les recommandations de l'IATA et de l'OACI, toutes les compagnies aériennes ont l'obligation absolue au début de leurs activités de faire assurer leurs appareils. En RDC, l'assureur national, en perte de performance, éprouve déjà des difficultés à indemniser les souscripteurs de polices d'assurance automobile et il réassure ses clients du secteur de l'aviation dans des grandes sociétés d'assurances internationales et touchent au retour un pourcentage sur la transaction. Etant économiquement incapable d'assurer des avions, la SONAS recourt de ce fait à ces grandes sociétés en agissant en courtier plus d'une cinquantaine, d'années après l'accession du pays à l'indépendance. Et cet état stationnaire de la SONAS est redevable aux mandataires qui ont et continuent encore à la gérer en se contentant des faveurs offertes par sa situation de monopole et de l'obligation imposée par l'Etat à la souscription des assurances.
On indique que la Présidence de la République avait fait assurer l'avion présidentiel à la SONAS sous le mandat du comité de direction actuel. 920 mille Euros ont été versés pour cela. A son tour, la SONAS devait réassurer cet avion dans une société internationale d'assurance et se contenter de la prime que cette société devait lui réserver pour cette commission. Selon des indiscrétions, il s'est passé que la SONAS a tripoté cet argent et l'affaire a dû être étouffée pour éviter le scandale. L'on se rappelle que plusieurs compagnies aériennes congolaises n'ont jamais été inspirées d'assurer leurs avions à la SONAS qui n'offre aucune garantie. La preuve, même l'ONU n'a pas confiance en la capacité de la SONAS à honorer ses engagements. Elle a fait assurer toute sa flotte aérienne et son charroi automobile déployés en RDC au Kenya où elle a estimé qu'il y a du sérieux. Et c'est non sans raison !
Pour les observateurs, la direction générale de la SONAS s'est trompée du moment en engageant ce débat. Elle qui est incapable de payer les sinistres automobiles et même son personnel depuis le départ, de la manière que l'on connaît, de son ancien gestionnaire, Herman Mbonyo. Excepté sans fulgurance et son outrecuidance, l'opinion s'accorde à dire que ce mandataire a révélé l'existence de la SONAS qui était entrée dans le processus de la disparition. Malheureusement, ses successeurs au nombre desquels l'actuel gestionnaire semblent ne pas être à la hauteur de la tâche.
LF
Cap sur le dialogue


La volonté de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) de « continuer le dialogue avec les partis politiques afin d’établir confiance mutuelle dans le processus électoral » se heurte aux préalables posés par l’Opposition politique. « Nous souhaitons vivement que le dialogue entre la Commission nationale électorale Indépendante (CENI) et les partis politiques, les églises et les forces vives de l’Opposition puissent se poursuivre. Notre souhait est que de cette rencontre naisse la confiance mutuelle par des contacts des uns et des autres pour l’atteinte des objectifs communs, à savoir l’organisation des élections libres, transparentes et apaisées et la prévention des conflits inutiles », a expliqué le pasteur Ngoyi Mulunda, président de la CENI à l’ouverture lundi à Kinshasa du colloque organisé lundi à Kinshasa.
En effet, le nouveau cycle électoral 2011- 2013 se tient dans le cadre de la consolidation des acquis de la démocratie à la suite des élections 2006 qui ont marqué un tournant décisif dans l’histoire du pays. « A l’instar de concertations avec les médias et la Société civile, nous tenons à rappeler ici l’importance du cadre de concertation avec les partis et regroupements politiques. C’est le lieu privilégié de dialogue franc entre les acteurs politiques et le pouvoir organisateur des élections », a-t-il expliqué.
Quoique « le débat de ce colloque tourne autour du Code de bonne conduite des partis politiques durant le processus électoral », l’Opposition politique s’est retirée lundi des travaux pour « examiner la question liée à la signature de Code de bonne conduite des partis politiques, des regroupements politiques, des candidats aux élections en RDC et de l’état des lieux du processus électoral. ».
Tout en réaffirmant sa « fidélité à son engagement démocratique » et sa « volonté de participer aux élections démocratiques, transparentes, crédibles et apaisées », elle conditionne la reprise du dialogue avec la CENI par la prise en compte de ses « dix préalables » présentés comme « des instruments majeurs, utiles et essentiels sur lesquels doit être construite la confiance entre l’Opposition et la CENI ».
A l’analyse de sa « déclaration relative à l’état des lieux du processus électoral en RDC » publiée mardi, l’Opposition politique veut faire porter le chapeau d’un éventuel échec des élections au pouvoir organisateur. A preuve, ses propos selon lesquels « la CENI, à défaut de rencontrer positivement ces préalables, hypothéquera sa crédibilité d’organiser en RDC des élections démocratiques, transparentes, crédibles et apaisées ».
L’opinion attend de connaître les réponses de la CENI aux préalables relatifs notamment à l’audit du fichier électoral, à l’implication de l’Opposition dans la gestion du serveur central, à la sécurisation du processus électoral par la mise en place de la Cour constitutionnelle et des autres juridictions devant intervenir dans le processus électoral ainsi qu’à l’audit des finances de la CENI et de la CEI.
D’où, la nécessité de maintenir le dialogue entre la CENI et tous ses partenaires.
AFRIQUE , Niger : Plusieurs militaires arrêtés pour avoir tenté de renverser et d’assassiner le président ISSOUFOU
Peu d’informations circulent après l’arrestation de militaires nigériens accusés d’avoir tenté de renverser et d’assassiner le président Mahamadou Issoufou.
La nouvelle en a surpris plus d’un. Plusieurs militaires nigériens ont été arrêtés pour avoir tenté de renverser et d’assassiner le chef de l’État, Mahamadou Issoufou, selon une source sécuritaire. Parmi eux figureraient un capitaine et un lieutenant.
Très peu d’informations circulent pour l’instant sur un événement encore très difficile à expliquer. « Les investigations se poursuivent », et les autorités s'exprimeront « le moment venu », a expliqué une source gouvernementale. « Plusieurs militaires, dont un commandant et un lieutenant, ont été arrêtés depuis vendredi [22 juillet] et sont toujours placés en garde à vue à la gendarmerie pour "tentative de renversement du régime" et "tentative d'assassinat" du président Issoufou », a simplement indiqué, sans plus de précision, une source sécuritaire qui a requis l'anonymat.
Dans son édition de mardi, l'hebdomadaire indépendant Le Courrier affirme, de son côté, qu'un capitaine et un lieutenant accusés d'« atteinte à la sûreté de l'État » ont été placés en garde à vue à la gendarmerie de Niamey. Des documents sur la mise en place d'un « Conseil national pour la restauration de la démocratie populaire » ont été saisis chez un civil, qui a réussi à « prendre la fuite », ajoute le journal, dont les écrits n’ont pour l’heure pas été confirmés.
Trois civils auraient été arrêtés puis relâchés
Une seule personnalité a accepté de parler publiquement. Il s’agit d’Hawa Abdou Hambaly, députée de la mouvance présidentielle et belle-sœur du lieutenant Ousmane Awal Hambaly, l’un des militaires arrêtés. S'exprimant en haoussa (la langue nationale) sur la radio privée R&M, elle a raconté que ce dernier l'avait appelée le 12 juillet pour lui dire « qu'il avait des "problèmes" et qu'il venait d'être relevé de son poste à la garde présidentielle ».« Le même jour, dans la soirée, beaucoup de militaires armés sont venus chez lui et ont examiné son ordinateur, où ils ont dit avoir découvert des "choses" », a poursuivi Hawa Abdou Hambaly, qui dit avoir demandé « en vain » lundi à voir son beau-frère.
Un autre proche de ce militaire a déclaré à l'AFP, sans plus de détails, que « trois civils, deux frères et un cousin du lieutenant Hambaly, ont été arrêtés puis relâchés ».
Coups d’État à répétition
Ancien opposant socialiste, Mahamadou Issoufou a été élu en mars dans le cadre d'un scrutin démocratique organisé par la junte du général Salou Djibo, qui avait renversé en février 2010 le président Mamadou Tandja après dix ans de pouvoir. C’est la première fois que de tels soupçons sont portés sur des éléments de l'armée depuis l’arrivée d'Issoufou à la tête de cette ex-colonie française, abonnée aux coups d'État depuis son indépendance de 1960.Dans un entretien à Jeune Afrique (n° 2636), Mahamadou Issoufou disait pourtant avoir confiance en cette armée, dont il a réorganisé la hiérarchie début juin. « Elle est, pour l’essentiel, une armée républicaine », assurait-il.
Selon la télévision publique, il a quitté mardi après-midi Niamey pour les États-Unis. Le président Barack Obama doit le recevoir vendredi à la Maison Blanche avec trois autres chefs d’État d'Afrique subsaharienne francophone, récemment élus dans des scrutins considérés comme satisfaisants par Washington, qui veut ainsi exprimer son soutien à ces « démocraties en développement ».
(Avec agences)
RDC : Opposants congolais, TRAITRES, IMMATURES OU INCOMPETENTS ?
L’opposition, en dépit du discours d’aller jusqu’au bout, n’est pas prête pour aller aux élections. Depuis un temps, elle se prépare à la logique de la contestation. Pour en arriver là, il faut préparer l’opinion en lui démontrant que la CENI est partiale parce qu’elle travaillerait pour la majorité au pouvoir.
L’une des revendications de l’opposition, depuis un certain temps, c’est la création d’un cadre permanent de concertation avec la CENI. Cela suppose que les parties se mettent d’accord sur la conduite à tenir pendant tout le processus. C’est la raison du forum des partis politiques convoqué hier lundi dans la salle de cinéma du Palais du Peuple. Les partis politiques, sans distinction de tendances, devraient se mettre d’accord autour du nouveau Code de bonne conduite. Ce document existe. Il avait été élaboré en 2005 en prévision des élections de 2006. Mais la CENI, jouant jusqu’au bout la carte de la transparence, a voulu que les parties, compte tenu de l’évolution de la situation et de l’arrivée dans le processus électoral d’autres partis politiques, que ce nouveau code soit adapté. L’élaboration de ce code de bonne conduite devrait répondre au souci d’organiser des élections apaisées.
Aussitôt après les discours, le vice-président de la CENI s’apprêtait à donner la démarche à suivre. Il n’avait même pas commencé à parler lorsque Lisanga Bonganga de l’opposition a demandé la parole par motion. L’homme est mieux connu du public congolais. Il est le président de la commission qui s’est fait corrompre à la DGI alors qu’ils étaient envoyés pour mener une enquête. L’homme s’évertue à faire oublier son passé honteux. Et, de la mauvaise manière. Lisanga Bonganga voulait, selon se mots, dénoncer la démarche. « Comment est-ce possible d’émettre un avis sur une démarche qui ne vous a même pas encore été expliquée. Laissez-moi donner cette démarche, après le président vous donnera la parole pour donner votre avis », expliquera le vice-président de la CENI.
Aussitôt après la présentation de la démarche, l’opposition défilera à la tribune tantôt pour dire que l’ordre du jour de la rencontre n’était pas concerté, tantôt qu’elle ne peut aller en commission avant d’avoir présenté ses préalables. Le président de la CENI a beau expliquer que tous les problèmes seront présentés au cours des travaux, mais l’opposition est restée sur ses positions. Finalement, le président de la CENI a cédé. Il a donné la parole à l’opposition pour qu’elle présente ses préalables. Etonnement général, l’opposition refusera de présenter ces préalables, séance tenante. Elle exigeait un aparté avec le bureau de la CENI. Le président de la CENI a donné la parole aux participants. Certains ont soutenu l’aparté, d’autres ont appuyé l’idée de présenter ces préalables en public parce qu’ils concernent tout le monde. On a beau expliquer à l’opposition que dans le cadre de la transparence, il ne peut y avoir de secret entre les parties. C’était radical de la part de l’opposition qui, finalement, a quitté la salle. Signe de l’immaturité et d’un agenda caché. La situation se passe devant des millions des congolais qui suivaient l’événement en directe. Elle a, par manque d’arguments justifiant leur acte, opté pour une politique de la chaise vide. Le forum s’est poursuivi sans l’opposition politique.
L’impréparation de l’opposition
L’opposition, en dépit du discours d’aller jusqu’au bout, n’est pas prête pour aller aux élections. Depuis un temps, elle se prépare à la logique de la contestation. Pour en arriver là, il faut préparer l’opinion en lui démontrant que la CENI est partiale parce qu’elle travaillerait pour la majorité au pouvoir. La CENI décrédibilisée, la contestation se met en place notamment avec l’annonce de certains préalables. C’est dans ce cadre qu’on apprend au monde entier que l’hypothèse de la victoire du président en place est impossible. A contrario, cela veut dire que la victoire de l’opposition est certaine. Beaucoup de membres de l’opposition n’hésitent pas à le déclarer. Une chose est sûre, ils ont peur de l’impréparation et des divisions qui règnent dans leurs états généraux. Alors qu’au sein de la MP l’ordre est le fil conducteur de tous.Pendant que les partis politiques étaient conviés au forum au Palais du peuple, l’Udps faisait le sit-in devant le siège de la CENI. Les Kinois ont vu les manifestants armés de gourdins et autres rentrer après s’être dispersés du siège de la CENI . Pendant qu’ils y étaient perturbant ainsi la quiétude des agents commis au toilettage du fichier électoral, ce qui permettra la Ceni de saisir le parlement pour les annexes à la loi électorale, on les a informés qu’au Palais du peuple tout avait capoté. Cela avait suffi pour que les manifestants se dispersent. La police n’a fait que de les empêcher de se regrouper en route et surtout de commettre des actes de vandalisme. Comme quoi, il y avait un lien stratégique entre le sit-in et la tentative d’empêcher la tenue du forum. Les opposants congolais sont donc partisans du désordre qu’ils entretiennent volontairement. Ils trahissent les intérêts des congolais au profit de leurs intérêts particuliers et ceux des étrangers. Ils ont preuve de l’immaturité politique et de l’incompétence notoire. A ces incompétents, on ne peut s’hasarder de leur confier la gestion de la République.
Gilbert LUMBEMBELE
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DIASPORA , Myra NDJOKU en fuite ! : Les Combattants ont pris d'assaut l'ambassade de la RDC à Paris
Les patriotes de la résistance Congolaise ont fait une descente à l'ambassade de la République Démocratique du Congo (RDC) à Paris, le 26 Juillet 2011, suite à l'agression de El Kamar par les services de sécurité. Selon un agent de sécurité de l'ambassade, Myra NDJOKU, le tortionnaire ambassadeur « voyou », se t'enfui par la fenêtre !
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Tuesday, 26 July 2011
Bénéficiaires des Bourses « Oscar Masimengo » et « Mumbere Vithi » en 2011
Les bénéficiaires des Bourses « Oscar Kambale Masimengo » et « Jacques Mumbere Vithi » ont tous réussi aux examens de fin d’année 2010-2011. Ils passent tous à la classe supérieure à la grande joie de leurs parents. Cette solidarité que Mr Oscar Kambale Masimengo et Jacques Mumbere Vithi ne cessent de manifester à l’égard des enfants très intelligents mais pauvres ne laisse pas indifférents les directeurs d’écoles, les enseignants, et les parents des heureux lauréats. Par le canal de la Fondation Beni-Lubero qui gère ces deux bourses, les directeurs et les enseignants des écoles bénéficiaires remercient Mr Oscar Kambale Masimengo et Mr Jaques Mumbere Vithi pour leur témoignage de solidarité et pour leur sens élevé de l’éducation des enfants comme socle de l'avenir de la R.D.Congo. Leur espoir est que d’autres hommes et femmes de bonne volonté se lèvent de par le monde, pour venir en aide à plus d’enfants dans chaque école du pays. D’autres voix s’élèvent pour qu’il y ait des bienfaiteurs pour récompenser aussi les enseignants qui se distinguent dans leur métier. En effet, enseignants et élèves vont de pair dans la noble entreprise de l’éducation. L’appel est donc lancé à tous nos lecteurs et lectrices qui voudraient sponsoriser un directeur, un enseignant, un écolier, un élève, un étudiant, etc. ![]() Juvénal de BLO avec les écoliers de l'E.P. Muhangi en Territoire de Lubero La Fondation Beni-Lubero est prête à vous faciliter cette démarche au cas où vous ne pouvez le faire directement par vous-mêmes. ![]() Gestionnaires du Projet: Juvénal Paluku (Sec.Général) et Prisca Kavugho (Trésorière) Email: benilubero@benilubero.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Estimation des frais scolaires ou académiques Ecole Primaire : 50 US$ par Ecolier par an Ecole Secondaire : 100 US$ par élève par an. Université ou Institut Supérieur : 400 US$ par an. NB : Toute contribution aux frais d’un élève ou d’un étudiant est la bienvenue. Que les montants ci-dessus n’effraient personne. Vous pouvez aider à la hauteur que permet votre bourse. Merci ! Boursière de l’Ecole Primaire de Mabambi en Collectivité des Baswagha/Territoire de Lubero Lauréate : Mlle Kahindo Vihamba, née le 4/9/2000 Classe : 4ième Primaire. En 3ième au cours de l’année scolaire 2009-2010, elle avait obtenu 88% pour passer à 4ieme Année Primaire. Elle passe donc en Cinquième Année Primaire. et fait cette année la 4ième Etaient présents à la cérémonie de remise de bourse : La grand-mère de Mlle Kavugho Vihamba et son enseignante, Mme Kahindo Vyavuwa, le Directeur de l’EP, Mr Kambale Matsinge. L’Ecole Primaire de Mabambi comptait au cours de cette année 2010-2011, un total de 669 élèves dont 317 filles, 16 salles des classes, 16 enseignants, un directeur adjoint, et un directeur titulaire. ![]() Le Directeur de l'E.P. Mabambi avec la lauréate Kahindo 2011 Boursière de l’Ecole Primaire de Muhangi en Collectivité des Baswagha/Territoire de Lubero Lauréate : Mlle Kanyere Nzambi, née à Kasugho le 17/12/2000 Classe : 2 ième Année. En 1 ère Année en l’année 2009-2010 elle avait obtenue 93 % de points. Elle passe en troisième année pour l’an 2011-2012. Lors de la remise de la bourse, la lauréate était absente de l’école. La bourse avait été remise à son enseignante, Mme Kavira en présence du Directeur de l’EP, Mr Muhindo Mahikiro. L’Ecole Primaire de Muhangi compte 487 élèves dont 219 filles ; 11 salles des classes, 11 enseignants, un enseignant de relève, un directeur adjoint et un directeur titulaire. ![]() Le Directeur de l'E.P. Muhangi avec ses écoliers, la lauréate était absente ![]() Enseignante de la lauréate de Muhangi ![]() Eglise Catholique de Muhangi en Territoire de Lubero . Boursier de l’Ecole Primaire de Vitungwe en collectivité des Bashu, Territoire de Beni Lauréat : Mr Kasereka Syaghuswa né au village de Kirungu en 2001. Classe de Troisième Primaire. En 2ième année au cours de l’année 2009-2010 il avait réussi avec 88%. Il passe en 4ième pour l’année scolaire 2011-2012. Etaient présents à la cérémonie de la remise de la bourse, sa mère, Mme Aldégonde, son enseignant, Mr Kamathe Haminose, le Directeur de l’EP, Mr Kasereka Makasi. L’Ecole Primaire de Vitungwe compte 183 élèves dont 80 filles. ![]() Juvénal de BLO dans la salle de classe du lauréat de Vitungwe L’Ecole Primaire de Vitungwe compte 4 salles des classes, 4 enseignants, et 1 directeur qui est aussi enseignant de la 4ieme. Comme l’EP Vitungwe est une école montante, l’an 2011-2012 connaîtra l’ouverture de la cinquième année primaire. Chaque Année, l’Ecole doit construire une salle de classes. ![]() Le lauréat de Vitungwe devant sa mère et une amie de sa mère Boursière de l’Ecole Primaire de Maboya en Collectivité des Bashu, Territoire de Beni Lauréate : Masika Kirima Classe de 4ieme Primaire. En 3ième l’année 2009-2010, elle avait réussi avec 90%. Elle en 5ième pour l’an 2011-2012. Etaient présents à la cérémonie de remise de la bourse, sa tante maternelle, Mlle Sifa et son enseignante, la Révérende Sœur Edwige, PSP, le Directeur de l’EP, Mr Paluku Longa . L’Ecole Primaire de Maboya compte 854 écoliers dont 438 filles ; 17 salles des classes, 17 enseignants, 1 enseignant de relève, un directeur adjoint, et un directeur titulaire. ![]() G à D: le Directeur de l'EP Maboya, Mlle Sifa déléguée de la famille de la lauréate, Sœur Edwige, PSP, enseignante de la lauréate, La lauréate et Juvénal de BLO. ![]() Ecole Primaire de Maboya en Territoire de Beni . Boursier de l’Institut Supérieur Emmanuel d’Alzon (ISEAB en sigle) Mr Jean de Dieu Mbusa Kayitula , Né à Kyondo( Muvugha) le 24/11/1986, fils de Kahindo Muliro et de Kavira Muviri. Résidant de la Commune Bungulu, dans la ville de Beni. Diplômé d’Etat de l’Institut Kasabinyole. Etudiant en Premier Graduat . Boursier de la Faculté de Développement Communautaire, Département de Gestion et Administration des Projets (GAP) de l’UNIFA/BUTEMBO. Mr Mumbere KAHUTU : Ne à Maboya le 12 /07/1984, Fils de Victor Paluku et de Kaswera, Etudiant en Deuxième Graduat . ![]() Juvénal Paluku Butembo ©Beni-Lubero Online |
Sous ordre de Myra NDJOKU : Un Congolais sauvagement tabassé à l'Ambassade de la RDC à Paris
Le service d'ordre et de sécurité de l'ambassade de la RDC à Paris se retrouve dans une sale affaire de violence sur la personne de Mr Janal El Kamar.
En effet, Kamar, congolais et depuis naturalisé Français s'était rendu au près de l'administration congolaise pour une demande de visas. Les agents de sécurités lui aurait roués de coups suite à un quiproquo.
R.M COMMUNICATION vous apporte son témoignage avec preuves de sa plainte et attestations médicales.
Monday, 25 July 2011
ELECTION , RDC : Que nous réservent les élections 2011 ? Interrogation pertinente.
La bataille électorale vient d’être lancée avec un week-end politique fertile en rebondissement : congrès du MLC ; sortie réussie de l’UFC de Léon Kengo wa Dondo ; mise en place de la plate-forme ADR… Cette semaine également est placée sous le même signe avec l’ouverture du congrès du MSR. Mais aussi la rencontre CENI-Partis politiques. Mais que nous réservent les élections 2011 ? Interrogation pertinente.
Les acteurs politiques viennent de se jeter à l’eau. Signal fort que la bataille électorale est en train de s’engager dans un tournant déterminant. Avec la sortie officielle de l’Union des forces de changement, UFC, de Léon Kengo wa Dondo, les congrès du MLC et du MSR, l’on est bien parti pour une nouvelle aventure politique. Mais pour quelle issue et quels résultats ? C’est l’énigme de prochaines échéances électorales.
Mais en attendant, au regard de premiers pas, de premières déclarations politiques, il est important de retenir déjà que les élections 2011 contiennent «deux messages clairs». Quoique l’on fasse ou que l’on dise, les deux messages suivants sont à retenir absolument pour ne point faire preuve ni de cécité ni de surdité politiques.
En effet, au terme des élections 2011, le pays devra disposer d’un «PRESIDENT avec une majorité parlementaire». Dans le cas contraire, un «PRESIDENT sans majorité parlementaire».
Voilà les deux cas de figure que nous réservent les élections 2011. Dans la première hypothèse, le futur président de la République gouvernera avec un Premier ministre issu de sa majorité. Ce qui, apparemment, ne devra poser aucun problème de gouvernance et le programme à exécuter sera bien sûr celui de la Majorité présidentielle. Tel est le schéma que l’on a vécu tout au long de ce mandat finissant.
Mais dans l’éventualité où la majorité parlementaire n’émanera pas de la plate-forme qui n’aura pas soutenu le candidat présidentiel élu, le Premier ministre sera désigné par la majorité parlementaire qui sera inévitablement issue de l’Opposition. Ce qui conduirait à une «cohabitation» entre le président de la République et le Premier ministre.
La cohabitation, c’est une pratique courante en politique. La France excelle dans ce domaine. Par deux fois, à l’époque de François Mitterrand et Jacques Chirac, ensuite Jacques Chirac-Lionel Jospin. Auparavant, le général De Gaulle a été contraint de jeter l’éponge lorsqu’à la publication des résultats du référendum de 1968, sa proposition avait été rejetée, occasionnant l’organisation des élections générales anticipées.
Toujours est-il que cette cohabitation n’est jamais intervenue à l’aube d’un nouveau mandat. C’est souvent lorsque les exigences politiques ont imposé leur vérité que les élections législatives anticipées ont été organisées, et que la majorité présidentielle a perdu la majorité parlementaire au profité de l’Opposition que la cohabitation devient opposable à tous en ce moment.
La faiblesse des partis politiques
Les élections 2011 n’excluent pas cette éventualité. Que la cohabitation pourrait s’imposer dès l’entrée de la prochaine législature.Ceci tient d’abord de la faiblesse des partis politiques. Jusqu’ à preuve du contraire, aucun parti politique ne peut prétendre gagner à lui seul les prochaines élections. Raison pour laquelle l’on assiste à une floraison de plates-formes qui n’imposent aucun critère pour l’adhésion. Mais en France, le RPR, le Parti socialiste, PS, le Parti communiste… des partis forts, ils s’étaient engagés dans la course électorale sûrs de gagner les élections. Ils ont soutenu leur candidat en fonction de leurs convictions politiques jusqu’au bout. Ce n’est qu’à la publication du verdict et au fil des tours électoraux qu’ils se sont ouverts aux alliances.
La deuxième raison, c’est que des individualités domineront les élections 2011, sur fond de tribalisme et de régionalisme. Il n’y a qu’à voir comment la pré-campagne est menée : les partis politiques se sont éclipsés au profit des «individualités». Que ce soit au niveau présidentiel que législatif. La phase de l’enrôlement est éloquente à ce propos : des individualités faisaient campagne pour elles-mêmes et au profit de tel candidat - président avant de brandir l’étendard de leur parti. Le fait qu’un «individu» se décide de former une «plate-forme» sans l’appui d’un quelconque parti politique est très illustratif.
Cette dure réalité peut s’avérer lourde en conséquence et jeter les bases d’un début tumultueux d’un mandat législatif. Notamment en ce qui concerne la formation du futur gouvernement issu de prochaines élections.
Vers les grands partis politiques
Ces deux messages clairs annoncent l’ère de la constitution de «grands partis politiques». C’est désormais incontournable au regard de l’évolution de la conjoncture politique de l’environnement international marqué par des mutations profondes en Afrique et dans le monde. La RDC qui est au centre de tous ces enjeux est concernée.Sans le savoir, peut-être, les plates-formes ont jeté les bases justement de ces «grands partis politiques». Il suffit de savoir lire les signes de temps et de s’appuyer sur de bons réflexes pour déclencher une réaction conséquente. L’heure des simulations a donc sonné.
En effet, trois possibilités politiques se dégagent de ces deux messages. Tenez.
La «MP» pourrait s’inspirer du « modèle français ». Elle deviendrait «l’Union pour la majorité présidentielle, UMP». Dans cet élan de transhumance politique, devenir, peut-être, le «Mouvement pour la Patrie et l’Afrique, MPA». Ou encore le «Mouvement pour le développement, MPD». Ce clan qui s’autoproclame déjà comme celui des nationalistes, rassemblerait les «Patriotes, Les Révolutionnaires, les Démocrates, les Républicains». Ainsi, le PPRD, le MSR, le Palu… pourraient jouer le rôle de locomotive. Le fait d’avoir dissous l’AMP, mis tous les partis politiques au sein de la MP est déjà révélateur et signe annonciateur d’un grand changement.
Le deuxième clan est celui des «Socio-démocrates et socio-chrétiens». Il rassemblerait l’UDPS, le PDSC et autres partis démocrates chrétiens. C’est la deuxième possibilité de la création d’un grand parti politique.
Enfin, la troisième hypothèse, c'est-à-dire la troisième opportunité politique, est celle des Libéraux. Ce clan regrouperait des Centristes, des Ecologistes et des Indépendants. Ces derniers proviendraient de la Société civile. Le MLC, l’UFC, UNC… seraient des porte-étendards.
Il est vrai que ce ne sont là que des simulations. Mais elles collent parfaitement bien à ces deux messages clairs des élections 2011, aux profondes mutations à travers l’Afrique et le monde qui sous-tendent cette transhumance politique désormais incontournable. Cette transhumance politique qui sonne déjà la «mort politique» de certains «leaders». Surtout ceux qui n’auront pas bien lu les signes de temps à cause des ambitions démesurées et d’un égocentrisme politique d’une autre époque.
Par Freddy Monsa Iyaka Duku
ELECTION , Election 2011 en RDC : « Joseph KABILA » récupère les voix des électeurs kimbanguistes
Pour demeurer au trône du Congo, Joseph Kabila est prêt à tout ! Et les élections de novembre 2011 risquent d'être les clones de celles Louis Michel de 2006 ! En récuperant les voix des électeurs kimbanguistes, Joseph Kabila a-t-il déjà gagné les élections de 2011 ?
Que ne feraient pas les Joséphistes pour engrager des voix pour leur candidat Joseph Kabila pour les élections de novembre 2011 ? Simon Kimbangu, le plus long prisonnier de la terre africaine avec ses 30 ans d'emprisonnement, le prisonnier politique de la colonisation belge, est plus qu'un héros en République démocratique du Congo. Simon Kimbangu est un grand résistant ! Sa figure de proue n'appartient pas seulement à la religion kimbanguiste.
Coup de théâtre, le vendredi 22 juillet 2011, La haute cour militaire de la Rèpublique démocratique du Congo a annulé au cours d’une audience tenue à son siège à Kinshasa, le jugement ayant condamné le 3 octobre 1921 à la peine de mort Simon Kimbangu. On croit rêver, voilà comment une haute cour militaire se donne un coup de râteau. Simon Kimbangu a été condamné par la politique colonialiste belge, et la République démocratique du Congo n'était qu'une colonie belge (1908-1960).
En 1921, le Conseil de guerre colonial siégeant à Thysville, actuel Mbanza-Ngungu dans la province du Bas-Congo avait condamné Simon Kimbangu et ses acolytes à la prison à perpétuité pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Simon Kimbangu n'a jamais été condamné par des Congolais.
Né le 12 septembre 1887 à Nkamba, dans la province du Bas-Congo, en RD Congo, Simon Kimbangu est mort le 12 octobre 1951 à Lubumbashi, dans la province du Katanga. Mort en 1951 après avoir subi cent vingt coups de fouet par jour pendant 30 ans de détention, Simon Kimbangu fut condamné à la peine de mort commuée ensuite à la peine à perpétuité pour atteinte à la sûreté de l’Etat et à l’ordre public. Il est bizarre que la Haute Cour Militaire de la République démocratique du Congo qui n'a jamais ni jugé encore moins condamné Simon Kimbangu puisse se prononcer en corrigeant les accusations du Conseil de guerre colonial belge contre Simon Kimbangu qu’elle qualifie d’erreurs judiciaires. La justice congolaise-civile et militaire-est vampirisée par Joseph Kabila.
Pour plaire aux Belges et obtenir leur soutien pour des élections pipées d'avance, Joseph Kabila travestit l'histoire du Congo. Même entouré par des dinosaures Mobutistes qui contribuent à faire de son régime une dictature totalitaire, Joseph Kabila continue à montrer ses limites sur la vraie connaissance de l'histoire du Congo. Pour rappel, le 17 février 2004, au Sénat bege, Joseph Kabila, avait prononcé un discours tarabiscoté et controversé. Son discours avait à l'époque enchanté le président du Sénat belge, Armand De Decker, qui l'avait qualifié "d'événement qui comptera dans l'histoire de la Belgique".
Joseph Kabila avait prononcé à la même occasion des paroles qui avaient soulevé un tollé dans plusieurs milieux de Congolais: «L'histoire de la République démocratique du Congo, c'est aussi celle des Belges, missionnaires, fonctionnaires et entrepreneurs qui crurent au rêve du Roi Léopold II de bâtir, au centre de l'Afrique, un Etat. Nous voulons rendre hommage à la mémoire de tous ces pionniers.». On sait par la suite après ce discours alambiqué, comment la Belgique avec Louis Michel avait porté et soutenu Joseph Kabila au trône du Congo jusqu'à son élection en 2006. Pourtant l'intenliggentsia congolaise n'était pas resté muette face discours sans tête ni queue.
A l'èpoque, le Dr Kabamba du "Front Patriotique" avait qualifié le discours de Joseph Kabila de «véritable honte nationale» et de «faute politique grave». «Lumumba est un héritage commun. Il n’appartient pas au Congo. Il est africain, mondial. Les propos de Kabila risquent de fragiliser la pensée politique» de Lumumba.
Pour demeurer au trône du Congo, Joseph Kabila est prêt à tout ! Et les élections de novembre 2011 risquent d'être les clones de celles Louis Michel de 2006 ! En récuperant les voix des électeurs kimbanguistes, la communauté des Kimbanguistes étant la troisième religion au Congo, après les Catholiques, les protestants-évangéliques et les Eglises de réveil, Joseph Kabila a-t-il déjà gagné les élections de 2011 ? Wait and See !
[Freddy Mulongo]
Voici en intégralité le discours prononcé par Joseph Kabila au Sénat belge, le 17 février 2004
Monsieur le Président du Sénat,Honorables Sénateurs,
Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi d’abord de remercier Monsieur Armand De Decker, Président du Sénat, pour nous avoir invité à évoquer, brièvement, devant vous, la situation de la République Démocratique du Congo.
C’est pour nous un insigne honneur de nous adresser à votre auguste Assemblée. En effet, pour la première fois dans l’histoire du Royaume de Belgique, le Sénat a daigné accorder, à un Chef d’Etat congolais, un moment d’écoute. Ce privilège exceptionnel est à la mesure de l’amitié et de la considération que la Belgique attache à mon pays. Je ne peux donc pas prendre la parole sans vous exprimer, solennellement, les remerciements du Peuple congolais et de son Gouvernement pour ce geste touchant. L’histoire de la République Démocratique du Congo, c’est aussi celle des Belges, Missionnaires, Fonctionnaires et Entrepreneurs qui crurent au rêve du Roi Léopold II de bâtir, au centre de l’Afrique, un Etat. Nous voulons, à cet instant précis, rendre hommage à la mémoire de tous ces pionniers.
Honorables Sénateurs,
A chaque génération le devoir d’assumer ses erreurs. Le passé, même s’il peut, en quelque sorte, influer sur l’avenir, il ne le détermine cependant pas. Il appartient aux femmes et aux hommes d’aujourd’hui de poser des gestes qui démontrent qu’il suffit d’un rien pour que les portes s’ouvrent, les plaies se cicatrisent, l’humanité avance d’un pas décisif et l’histoire enregistre une page mémorable. Je ne voudrais ni évoquer l’époque d’avant l’indépendance, ni les circonstances de l’indépendance, encore moins la longue dictature qui aura été une nuit sombre pour mon pays; j’aimerais plutôt parler de l’avenir, de mon engagement personnel et celui du Gouvernement de transition à préserver la paix, l’unité nationale et l’intégrité du territoire, pour que s’organisent, dans le délai imparti par la Constitution, les élections libres et démocratiques.
Mais, comment ne pas rappeler que, affaiblie par une guerre d’agression inutilement dévastatrice, la République Démocratique du Congo avait besoin d’une paix durable pour relancer son économie et préserver les nombreuses vies humaines. Au moment où les hautes charges de l’Etat nous furent confiées, nous prîmes l’engagement de rétablir la paix, par la relance du Dialogue national, de normaliser la vie politique, de rétablir l’autorité de l’Etat et de libéraliser l’économie du pays.
C’est ainsi qu’au terme de longues négociations, destinées à réaliser les objectifs ci-haut cités, toutes les parties en conflit se mirent d’accord, sur insistance de la population congolaise et de la Communauté Internationale, en vue de constituer un gouvernement atypique, comprenant un Président de la République, quatre Vice-Présidents, 61 Ministres et Vice-Ministres, 500 Députés et 120 Sénateurs. Nombreux étaient ceux qui n’accordaient aucune chance à cet attelage, pariant ainsi sur la mort certaine de la République Démocratique du Congo en tant qu’Etat. Heureusement pour nous, la longue et dure épreuve que venait de connaître la nation a permis de cimenter le sentiment national en privilégiant les valeurs unificatrices, par la mise en place d’un Gouvernement de Transition.
Période éphémère, la transition a pour objectifs principaux: la réunification, la pacification, la reconstruction du pays, la restauration de l’intégrité territoriale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, sans omettre la réconciliation nationale, la formation d’une armée nationale restructurée et intégrée, l’organisation des élections libres et transparentes et la mise en place des structures devant aboutir à un nouvel ordre politique.
Le grand défi qui reste à relever est celui de réaliser, dans le délai imparti, tous ces objectifs et, en même temps, remettre le Peuple au travail, car même si l’apport extérieur est nécessaire, le Peuple congolais sait qu’il doit s’investir profondément dans le travail pour changer sa condition actuelle. Dans cette perspective, nous avons donc besoin du soutien de tous les amis du Congo dont la Belgique pour que les efforts de démocratisation soient accompagnés d’une amélioration sensible sur le plan social et économique, car le Peuple n’attendra pas l’organisation des élections pour aspirer au bonheur.
Honorables Sénateurs,
Depuis 2001, nous avons entrepris l’assainissement du cadre macro-économique par des mesures courageuses qui nous ont permis de renouer avec les institutions financières internationales. Mais, tant que les promesses faites par les bailleurs ne connaîtront pas un début de concrétisation, il sera difficile d’expliquer, à la population, le sens des sacrifices consentis. Aussi, l’appui institutionnel nous paraît-il nécessaire pour l’établissement d’un Etat de droit.
De même, les réformes économiques amorcées depuis 2001 dont, notamment, la promulgation du nouveau Code des Investissements qui accorde une sécurité juridique plus accrue aux investisseurs ainsi qu’à leurs investissements, le Code Minier, le Code Forestier et les Tribunaux de Commerce, sont là les instruments qui traduisent, sans équivoque, notre option d’une économie libérale à visage humain. Comme la confiance est revenue, les entrepreneurs ont besoin d’un signal fort de la classe politique afin de prendre des risques en étant sûr qu’ils font un bon choix. Le moment est venu de les rassurer afin qu’ils sachent l’importance que le Congo attache à la propriété privée et à toutes les mesures prises pour assainir l’environnement économique.
D’autre part, on ne saurait véritablement instaurer un Etat de droit sans restaurer au préalable une justice indépendante qui intensifierait la lutte contre la corruption, la fraude fiscale, le clientélisme et toute forme d’impunité. La justice indépendante règlera également la plupart des litiges nés de la guerre et favorisera la réconciliation nationale, en jugeant les auteurs des crimes de guerre, des crimes de génocide et des crimes contre l’humanité pour que le Congo ne soit pas une terre d’impunité.
Evidemment, il importe de parvenir à la réconciliation afin que le passé ne constitue un handicap pour l’avenir, mais, s’il faut tout pardonner, le sentiment d’injustice peut compromettre l’unité nationale que nous devons sauvegarder à tout prix. C’est pourquoi la justice doit jouer pleinement son rôle.
Honorable Sénateurs,
Le rétablissement de la paix en République Démocratique du Congo passe aussi par la normalisation des relations avec les pays voisins. C’est pourquoi, la Conférence Internationale sur la paix, la sécurité et le développement des pays de la région des Grands Lacs et d’Afrique centrale augure des jours meilleurs pour les peuples et les Etats concernés.
Les attentes des Congolais, s’agissant de cette conférence, sont connues. Il importe en premier lieu de rechercher les raisons profondes du mal afin que les uns et les autres reconnaissent leur tort et réparent les préjudices causés. En second lieu, il est question de rétablir la sécurité réciproque par le respect du principe de l’intangibilité des frontières. De la sorte, les relations de bon voisinage, basées sur le respect mutuel et la dignité, ouvriront une ère nouvelle de paix et de concorde dans la Sous-Région. C’est à mon sens, l’unique manière de regarder autrement le passé pour bâtir, ensemble, une nouvelle Afrique Centrale capable d’offrir l’accès aux soins de santé à la population, l’éducation et le travail à la jeunesse et la sécurité à tous.
Monsieur le Président,
Honorables Sénateurs,
J’ai décrit, brièvement, la situation de la République Démocratique du Congo ainsi que les perspectives d’avenir. Je serai incomplet si je ne mentionne pas, dans le registre des défis à relever, outre les infrastructures de base qui conditionnent la reconstruction du pays, également toutes les opérations préalables aux élections: le recensement, l’identification des nationaux, l’émission de la carte d’identité et l’enregistrement des électeurs.
Pour soutenir cet effort, l’appui technique et financier de la Communauté internationale pourrait permettre de rattraper le retard enregistré eu égard aux échéances à venir. J’ai insisté sur le rétablissement de l’autorité de l’Etat en vue de mieux sécuriser les personnes et leurs biens. C’est une opération de longue haleine qui est conditionnée par l’accélération de la mise en place d’une armée nationale restructurée et intégrée. L’Etat congolais veillera, de manière particulière, à la condition sociale de toutes les forces de l’ordre.
Dans le même ordre d’idées, le Gouvernement de transition adresse ses remerciements à la Belgique pour l’assistance apportée dans la formation de la Brigade qui devra sécuriser l’Ituri. J’ai parlé des efforts entrepris, pour assainir l’environnement économique par des lois incitatives en vue de rendre le pays compétitif et poser les bases d’un décollage économique. J’ai défini les contours de nouvelles relations à bâtir dans la Sous-Région des Grands Lacs, afin que l’intégration économique procure la paix et le bonheur à la population.
Je me suis étendu sur les rapports d’un type nouveau entre Belges et Congolais, pour que les humeurs des gouvernants ne servent plus de trame, mais plutôt l’intérêt de deux peuples. C’est ce que j’appelle le partenariat positif. J’ai exprimé les attentes du peuple congolais afin que le processus de démocratisation que nous avons entrepris aboutisse de manière heureuse. J’ai apprécié le concours apporté par la Communauté Internationale, et particulièrement la Belgique, pour que la République Démocratique du Congo retrouve la paix et l’intégrité territoriale.
Monsieur le Président,
Honorable Sénateurs,
Comment ne pas vous remercier, non seulement pour l’attention soutenue que vous m’avez accordée, mais aussi et surtout pour l’espoir suscité que vous serez de véritables défenseurs de la cause de mon pays afin de bâtir un Etat de droit, protecteur de l’égalité dans la diversité. L’histoire de chaque peuple connaît toujours les hauts et les bas. Ce qui importe, c’est de savoir, à tout moment, quel est l’idéal commun à atteindre et de quelle manière procéder en préservant la cohésion sociale qui constitue le cœur de la nation.
Sans doute, dans sa marche vers le développement économique et social, le Congo a-t-il trébuché, mais le plus important, c’est de savoir se relever. Puisqu’il n’est plus possible de vivre en autarcie, aujourd’hui, la République Démocratique du Congo entend renaître pour imprimer une dynamique nouvelle à la région de l’Afrique centrale en vue de changer la perception négative que certains pessimistes ont encore de l’Afrique. Et cela, avec l’effort de tous les Congolais et l’appui des pays amis.
Tel est le sens de mon message que je considère comme un appel pathétique pour un plan de développement qui doit intégrer les richesses du passé et les incertitudes de l’avenir pour un Congo stable, hospitalier et solidaire du reste de l’humanité. Notre vision est celle d’un Congo plus beau qu’avant, oasis de paix, modèle de démocratie et moteur du développement économique et social en Afrique centrale sinon dans toute l’Afrique. C’est à cette œuvre exceptionnelle de reconstruction que j’invite la Belgique à participer activement. Car si le présent ne prépare pas l’avenir, demain ne portera pas les marques d’aujourd’hui.
Honorables Sénateurs,
Mesdames, Messieurs,
Je vous remercie.
ELECTION , Peur bleue : L’Opposition en RDC tremble devant les élections 2011
Les USA demandent à l’opposition congolaise de ne pas fuir les élections en les boycottant. Car, la révision du fichier électoral est une réussite et la Ceni a créé un cadre heureux de concertation avec les partis politiques et la société civile. Ngoy Mulunda a lancé hier au Foyer Lubumbashi du Grand Hôtel Kinshasa, la prochaine étape du processus électoral, celle de la réception et de l’inscription des candidatures.
L’une des revendications de l’opposition, c’est la création d’un cadre permanent de concertation avec la Ceni. Cela suppose que les parties se mettent d’accord sur la conduite à tenir pendant tout le processus. C’est la raison du forum des partis politiques convoqué hier lundi dans la salle de cinéma du Palais du Peuple. Les partis politiques, sans distinction de tendances, devraient se mettre d’accord autour du Code de bonne conduite. Ce document existe. Il avait été élaboré en 2005 en prévision des élections de 2006. Mais la Ceni, jouant jusqu’au bout la carte de la transparence, a voulu que les parties, compte tenu de l’évolution de la situation et de l’arrivée dans le processus électoral d’autres partis politiques, que ce code soit adapté s’il le faut. L’élaboration de ce code de bonne conduite devrait répondre au souci d’organiser des élections apaisées. Trois commissions de travail étaient prévues. Une pour examiner le préambule, une autre pour passer en revue les droits et les devoirs des parties et enfin la dernière commission portait sur les sanctions. Il s’git d’un objet clair et d’une démarche claire.
Aussitôt après les discours, le vice-président de la Ceni s’apprêtait à donner la démarche à suivre. Il n’avait même pas commencé à parler lorsque Lisanga Bonganga de l’opposition a demandé la parole par motion. Il voulait dénoncer la démarche. « Comment est-ce possible d’émettre un avis sur une démarche qui ne vous a même pas encore été expliquée. Laissez-moi donner cette démarche, après le président vous donnera la parole pour donner votre avis », expliquera le vice-président de la Ceni. Ainsi dit ainsi fait. Aussitôt après la présentation de la démarche, l’opposition défilera à la tribune tantôt pour dire que l’ordre du jour de la rencontre n’était pas concerté, tantôt qu’elle ne peut aller en commission avant d’avoir présenté ses préalables. Le président de la Ceni a beau expliquer que tous les problèmes seront présentés au cours des travaux, mais l’opposition est restée sur ses positions. Finalement, le président de la Ceni a cédé. Il a donné la parole à l’opposition pour qu’elle présente ses préalables. Etonnement général, l’opposition refusera de présenter ces préalables, séance tenante. Elle exigeait un aparté avec le bureau de la Ceni. Le président de la Ceni a donné la parole aux participants. Certains ont soutenu l’aparté, d’autres ont appuyé l’idée de présenter ces préalables en public parce qu’ils concernent tout le monde. On a beau expliquer à l’opposition que dans le cadre de la transparence, il ne peut y avoir de secret entre les parties. C’était radical de la part de l’opposition qui, finalement, a quitté la salle. Le forum s’est poursuivi sans l’opposition politique.
La communauté internationale témoin
Dans la salle, on avait aussi bien le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu que les diplomates accrédités à Kinshasa, dont ceux de Belgique, des Usa, de France et autres. Avant même que le président de la Ceni prononce son discours, l’ambassadeur des Usa a lu le message du département d’Etat qui, non seulement félicite la Ceni et le peuple congolais pour la réussite de la révision du fichier électoral, mais aussi et surtout exhorte l’opposition à ne pas boycotter les élections. Il l’invite également à signer le Code de bonne conduite. Le diplomate américain avait-il lu dans les intentions de l’opposition ? Car, avait-il souligné livrant le message du Département d’Etat : « Le Sous Secrétaire d*Etat du Département d’Etat des Etats-Unis chargé des affaires africaines Johnnie Carson a pris bonne note de l’achèvement couronné de succès du processus de révision de la liste électorale menant aux élections présidentielles et législatives congolaises. Le processus électoral promet un bon départ.Le Sous Secrétaire d’État adresse ses compliments au Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), aux membres du Bureau de la CENI et au personnel de la CENI pour le travail qu’ils ont abattu. Le Sous Secrétaire d’Etat félicite aussi les citoyens congolais pour leur participation pacifique à cette phase du processus électoral. L’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa prend bonne note des réunions hebdomadaires organisées par la CENI pour inclure tous les partis politiques et les représentants de la société civile. L’ambassade encourage vivement tous les partis politiques à signer le code de bonne conduite électorale et encourage davantage les partis politiques à participer paisiblement aux élections et à ne pas les boycotter. Les Etats-Unis soutiennent pleinement un processus électoral crédible dans lequel tous les partis peuvent participer ouvertement et équitablement et dans lequel la volonté du peuple congolais est respectée. Pour conclure, les élections sont une partie importante du processus politique démocratique et nous espérons que tous les citoyens du Congo et tous les partis politiques participeront et paisiblement au processus électoral en cours ».
Tout avait commencé avec la lecture de ce message. Pendant que le diplomate américain lisait, le groupe frondeur de l’opposition ne tenait plus en place. Cela se comprend. On ne le dira jamais assez, cette opposition cultive tellement l’obscurantisme qu’elle pense embarquer tout le monde à voir rouge ce qui est rose. En multipliant les plaintes auprès des chancelleries, notamment à travers des tournées et de mémorandums remis à toute personnalité de l’Occident en séjour en Rdc, l’opposition pense que toutes ces personnes n’ont pas de mécanismes personnels pour vérifier différentes allégations. L’opposition, en dépit du discours d’aller jusqu’au bout, n’est pas prête pour aller aux élections. Depuis un temps, elle se prépare à la logique de la contestation. Pour en arriver là, il faut préparer l’opinion en lui démontrant que la Ceni est partiale parce qu’elle travaillerait pour la majorité au pouvoir. La Ceni décrédibilisée, la contestation se met en place notamment avec l’annonce de certains préalables. C’est dans ce cadre qu’on apprend au monde entier que l’hypothèse de la victoire du président en place est impossible. A contrario, cela veut dire que la victoire de l’opposition est certaine. Beaucoup de membres de l’opposition n’hésitent pas à le déclarer.
Par conséquent, il n’est pas question de donner à la Ceni l’occasion de démontrer qu’elle travaille dans la transparence. Et pourtant, le forum des partis politiques qui devrait commencer par mettre en pratique des règles claires auxquelles tout le monde doit non seulement souscrire, mais aussi et surtout respecter, tend à crédibiliser le travail de la Ceni. Impossible pour l’opposition de s’inscrire dans cette logique qui désamorce le plan de la contestation. Ce qui est arrivé hier au Palais du peuple était prévisible. C’est une question de vie ou de mort pour cette opposition. Tant que la Ceni fera les choses dans la transparence, dans l’ordre, l’opposition sera mal à l’aise. On se demande si l’opposition n’est pas sûre de perdre les élections et chercherait à jeter le pavé dans la marre.
Pendant que les partis politiques étaient conviés au forum au Palais du peuple, l’Udps faisait le sit-in devant le siège de la Ceni. Les Kinois ont vu les manifestants armés de gourdins et autres rentrer après s’être dispersés du siège de la Ceni. Pendant qu’ils y étaient perturbant ainsi la quiétude des agents commis au toilettage du fichier électoral, ce qui permettra la Ceni de saisir le parlement pour les annexes à la loi électorale, on les a informés qu’au Palais du peuple tout avait capoté. Cela avait suffi pour que les manifestants se dispersent. La police n’a fait que de les empêcher de se regrouper en route et surtout de commettre des actes de vandalisme. Comme quoi, il y avait un lien stratégique entre le sit-in et la tentative d’empêcher la tenue du forum.
Ngoy Mulunda lance l’étape de la réception de candidatures.
Aussitôt après avoir ouvert le forum des partis politiques, le président de la Ceni est allé lancer l’étape suivante du processus électoral, celle de la réception des candidatures. Il a ouvert la session de formation des formateurs des agents qui seront commis à la réception et à l’inscription des candidatures. La cérémonie d’ouverture a eu lieu au foyer Lubumbashi du Grand Hôtel Kinshasa. Deux jours suffiront pour que ces formateurs se déploient en provinces pour former les agents qui seront opérationnels le 4 août prochain. A cette date, le dépôt des candidatures commencera. Daniel Ngoy Mulunda a saisi cette occasion pour demander aux différents candidats éventuels d’apprêter les pièces du dossier de candidature. Comme quoi, le chien aboie, la caravane passe. Nos lecteurs auront dans notre prochaine édition, l’intégralité de l’important discours du président de la Ceni à l’ouverture du forum des partis politiques.Joachim Diana G.
ELECTION , Présidentielle 2011 en RDC : Kengo piège Tshisekedi
S’il a fait un mythe autour de sa candidature à la présidentielle 2011, Léon Kengo a tout de même annoncé les couleurs quant à la désignation du candidat de l’Opposition. Là où le leader de l’UDPS se veut le candidat unique, le patron de l’UFC parle lui de candidature commune. La nuance est de taille.
Applaudi avant son speech par des cris « Kengo président », le leader de l’UFC a tout de même gardé un mystère autour de sa candidature, préférant évoquer la candidature commune de l’Opposition. D’entrée de jeu, Léon Kengo a clairement indiqué qu’un parti politique, y compris le sien, vise la conquête du pouvoir. « Ce qui tue l’Opposition, c’est le fait qu’on ne s’entend pas», rappelle le président national de l’Union des forces du changement tout en indiquant que, de la même manière, la majorité est plurielle, l’opposition l’est aussi. D’ailleurs, précise « l’homme de la rigueur », les projets de société et les statuts de différents partis politiques ont plusieurs points de convergence, même si chaque projet ou statut a ses nuances qui ne peuvent pas empêcher le rassemblement de l’Opposition pour redresser la RDC. Comme, explique-t-il, plusieurs partis défendent dans leur projet de société, le même idéal, la même vision, il est possible d’avoir aussi le même programme pour doter le pays d’un grand Gouvernement. Face aux nombreux défis à relever, Kengo en appelle à l’unité de l’Opposition, car « chacun de nous connaît nos problèmes et leurs solutions ».
CANDIDATURE COMMUNE ET NON CANDIDAT UNIQUE
On l’attendait sur l’annonce de sa candidature à la présidentielle 2011. Mais, fin stratège, Léon Kengo est allé sur une autre piste. Il parle, non de candidat unique de l’Opposition, mais de candidature commune ou de candidat commun. Ce qui sous-entend, de l’avis de nombre d’observateurs, des négociations autour d’un programme ou des préalables avant toute désignation. Car, comme il l’a laissé entendre, le candidat commun devra aussi permettre aux autres de se retrouver.Or, tel ne semble pas être l’avis de Tshisekedi et de l’UDPS qui soutiennent que le « lider maximo » demeure le candidat unique de l’Opposition. D’ailleurs, ce dernier ne fait aucun mystère de la recommandation de son parti d’inviter Kengo, Kamerhe et autres à faire d’abord leurs preuves au sein de l’Opposition avant d’exiger quoi que ce soit.
Faut-il, dès lors, considérer la manifestation d’hier au stade des Martyrs comme la réponse du berger à la bergère ? En tout cas, côté mobilisation, le leader de l’UFC a démontré, avec environ 30.000 personnes, sa capacité à prétendre au leadership comme Tshisekedi. Sauf que, conseillent les observateurs, le meeting de Kengo se serait passé ailleurs qu’au stade des Martyrs qu’il n’y aurait rien à redire là où l’on parle de stade à moitié plein.
A voir leur position protocolaire, on ne manque de parler d’axe Kengo-Kamerhe dans le camp de l’Opposition à travers une complicité qui semble se préparer à toute éventualité. Qu’adviendrait-il au cas où, sauf miracle, l’UDPS rejeterait l’idée d’une candidature commune sous-entendant des négociations autour d’un programme commun ? Pour les observateurs, c’est le piège que Léon Kengo tend à Etienne Tshisekedi qui ne semble pas, jusqu’à preuve du contraire, prêt à une telle approche et qui demeure loin de faire confiance à Kengo et à Kamerhe.
A malin, malin et demi, plusieurs observateurs soutiennent que Kengo a amorcé hier l’isolement de Tshisekedi à travers une disqualification intelligente. Car, toutes choses restant égales par ailleurs, il faudra se résoudre à accepter deux camps dans l’Opposition, celui dit « Dynamique Tshisekedi président » et un autre qui ne tardera certainement pas à être mis sur pied, bien-sûr… autour de Léon Kengo wa Dondo. C’est sans doute ce qu’il cache lorsqu’il parle de rassemblement de l’Opposition. Car, pour le numéro un de l’UFC, « pour qu’il y ait changement, on ne doit pas aller aux élections en ordre dispersé ». Même lorsqu’il déclare qu’une fois le candidat commun de l’Opposition désigné, « nous serons tous derrière lui », Kengo semble sous-entendre beaucoup de choses.
QUAND KENGO CARESSE L’UDPS ET LE MLC DANS LE SENS DU POIL TOUT EN CONSEILLANT DE « VOTER CHRETIEN »
Dans son message aux militantes et militants venus de quatre districts de la ville de Kinshasa, Léon Kengo wa Dongo les a, de prime abord, remerciés pour avoir répondu nombreux malgré les craintes qu’il ressentait face à la capacité d’accueil de cette grande marmite du football congolais avec ses 80.000 places.L’occasion faisant le larron, il a ensuite présenté les partis politiques de l’Opposition qui ont bien voulu répondre à l’invitation de l’UFC avec une touche politique particulière, notamment l’Udps « notre aîné », le Mlc de « mon fils Bemba», l’UNC de « mon petit frère », le RCD de Ruberwa, la CDC, le PARECO, l’UREC de Kashala, la DC de Diomi Ndongala, sans oublier le député Ne Muanda Nsemi. Pour les observateurs, à travers une présentation toute particulière, Léon Kengo a surtout tenté de caresser l’UDPS et le MLC dans le sens du poil. Car, en reconnaissant au parti cher à Etienne Tshisekedi son rang d’aîné, Kengo se ménage la sympathie des membres de cette formation politique. Lorsqu’il parle de MLC de « mon fils », Kengo vise la corde sensible des originaires de la province de l’Equateur en ce moment où c’est désormais quasiment acquis que Jean-Pierre Bemba ne sera ni éligible, ni électeur. Autant donc se ménager cet électorat.
Et lorsqu’il évoque l’UNC de « mon petit frère », les observateurs soutiennent qu’il ne fait qu’enfoncer une porte déjà ouverte parce que tout indique que Vital Kamerhe et Léon Kengo émettent sur la même longueur d’onde et bénéficieraient même d’une complicité qui ne daterait pas des enjeux actuels. Car, leur rapprochement remonterait à l’époque où ils animaient, tous deux, les deux chambres du Parlement, c’est-à-dire bien avant la démission de Vital Kamerhe.
Un autre message qui incite à réflexion, c’est quand Léon Kengo, dont on connaît des accointances avec certaines officines chrétiennes, invite les Congolais à voter chrétien. Partant des statistiques de la Commission électorale nationale indépendante qui situe le nombre d’enrôlés à environ 31 millions, Kengo se demande combien, dans ce lot, sont des chrétiens ? « Il faut voter chrétien pour que le pays soit dirigé par des chrétiens », tranche-t-il.
Une allusion sans nul doute à d’autres leaders politiques dont le message ne paraît pas suffisamment cibler les chrétiens. Tout un message également aux Congolais comme pour mettre en exergue sa chrétienté qui, en réalité, ne date pas d’aujourd’hui, mais de la deuxième République. Ce qui n’avait pas empêché la descente aux enfers de l’ex-Zaïre dont le chef de l’Etat, le maréchal Mobutu, ne faisait pas mystère, lui non plus, de sa chrétienté.
Marcellin MANDUAKILA et Alfred LUKAMBIL
POLITIQUE , LES GROSSES ECURIES SE POSITIONNENT EN VUE DE BELLES JOUTES La donne Kengo


Le président national de l'UFC a plaidé pour un candidat commun de l'opposition à la présidentielle à la faveur de la sortie de son parti au stade des Martyrs devant un public évaluer à 25000 personnes.
Dimanche 24 juillet 2011, le stade des Martyrs de la Pentecôte, dans la commune de Lingwala, a abrité la sortie officielle de l'Union des Forces du changement -UFC-, le parti politique de Léon Kengo wa Dondo.
A cette occasion, ce dernier a, dans son mot de circonstance, remercié des milliers de sympathisants qui ont, par leur déplacement, démenti les rumeurs selon lesquels l'UFC n'était pas capable de remplir le cadre du stade des Martyrs, démontrant la force mobilisatrice du tout nouveau parti politique, celui que Kengo a traité du cadet des partis, demandant à ses aînés de l'encadrer en lui montrant le chemin à suivre dans un univers politique RD-congolais où tous les coups sont permis. En parlant des aînés présents à cette cérémonie, Kengo a cité l'UDPS en mettant le souhait de voir les autres formations politiques lui donner sa place d'aîné, il a ensuite remercié le RCD, l'UNC, le CDC, l'UREC, le PARICO, le RDP, l'URR, la DC, le PDSC, le MIR... en leur rappelant qu'après avoir parcouru leurs projets de société, malgré les tendances des uns et des autres, il se dégage un objectif majeur : la conquête du pouvoir pour opérer le changement en RD-Congo. «Parce que nous partageons les mêmes valeurs et partageons un même idéal, il n'est pas exclu que nous ayons un programme commun pour faire bouger les choses et développer le pays avec un gouvernement responsable. Dès lors, nous devons nous mettre ensemble», a exhorté l'autorité morale du parti en soulignant que ce qui affaiblit l'opposition c'est la division. S'il a plaidé pour une union qui doit faire la force de l'opposition, c'est parce Kengo est convaincu que pour relever les nombreux défis -pauvreté, ignorance, santé, éducation...- qui se présentent en obstacle au développement de la RDCongo, l'opposition ne doit pas aller aux élections en ordre dispersé, mais en se soudant les coudes. «Car chacun de nous connaît les problèmes qui se posent au pays ainsi que les aspirations de la population», a-t-il insisté en rassurant que dès ce moment, tout peut être possible. Revenant .sur le chapitre des élections et du candidat de l'opposition à la présidentielle, Kengo a émis le voeu de 'voir un seul candidat concourir à ce poste pour que tout le monde le soutienne. «En parlant du candidat de l'opposition, je fais allusion au candidat commun, et non au candidat unique», a précisé l'autorité morale de l'UFC pour éviter toute confusion à ce niveau. Dans le même ordre d'idées, Kengo a indiqué qu'à l'UFC, la grande préoccupation est de voir en son sein, femmes, hommes, vieux et jeunes se mettre sur le même pied d'égalité en postulant aux différents échelons des élections car, à valeur égale, place égale et salaire égal, a-t-il soutenu en relevant que ce nouveau parti n'accorde pas une moindre place à la division ethnique et à la discrimination.
Le gouvernement incapable de répondre aux attentes
« Selon les statistiques rendues public par la CENI, 31 millions de Congolais se sont enrôlés, parmi eux, il y a combien de chrétiens, de catholiques, protestants, Kimbanguisles..., eux qui ont fait de l'amour du prochain leur cheval de bataille», s'est demandé Kengo en insistant sur le fait qu'au moment opportun, les électeurs votent chrétien dans la mesure où les chrétiens ne peuvent pas trahir l'amour du prochain et évitent de tuer, de piller..., en privilégiant l'amour des autres. A ce niveau, la transition était toute tracée pour qu'il parle du gouvernement en stipulant que cette institution a pour rôle de gratifier sa population d'une justice sociale avec tout ce que cela exige mais quand un gouvernement ne répond pas à ce critère, il ne vaut pas la peine et cesse d'exister. Des exemples n'ont pas fait défaut et l'homme de la rigueur y est allé avec allégresse en épinglant le fait que le RD-Congolais, notamment le Kinois vit en côtoyant au quotidien la misère noire, bravant les' ténèbres et manquant jusqu'à l'eau potable. «Si la capitale semble abandonnée' à son triste sort, qu'en est-il du reste du pays?», s'est demandée l'autorité morale de l'UFC réitérant son souhait de voir son parti redonner à la RD-Congo sa place de grand pays au centre de l'Afrique. Il a terminé par regretter que jusqu'à ce jour, la décentralisation prévue par la Constitution du 18 février 2006 piétine sur base des calculs alarmistes faits par la Banque mondiale, lesqu1s ressemblent à un verre à moitié plein, à moitié vide. Pourtant, Kengo a mis en évidence le fait que la décentralisation à la base est un grand fondement du développement non sans avoir cité les cas du grand Kivu et du Maniema qui en font déjà presque l'expérience à la suite de leur démembrement et s'en tirent à bon compte selon leurs capacités et au prorata de leurs ressources. Kengo a été précédé à la tribune par le Prof. Bongongo, chargé de la mobilisation, qui n'a pas caché sa joie quant à voir l'autorité morale de l'UFC venir répondre à l'invitation du parti et accepter de s'entretenir avec la base. Bongongo a laissé entendre que tout le long du cheminement vers l'UFC, il a été retenu deux fondamentaux : la détermination de faire changer les choses ainsi que là modestie et la discrétion. «Nous avons bâti les fondements de l'UFC en utilisant la stratégie de bouche à l'oreille, en bannissant les tintamarres et la médiatisation», s'est-il réjoui pour ce faire avant de laisser la place aux différents lecteurs de l'engagement de l'UFC pour le changement du Congo.
Laurent BUADI
POLITIQUE , LE TESTAMENT DU PATRIARCHE DU PALU Les discours qui témoignent du penchant nationaliste de Gizenga


La double attaque de la résidence du Président Kabila et du camp Kokolo, le 27 février dernier, est à l'origine d'une vaste marche de protestation du PALU d'Antoine Gizenga, organisée le 12 mars 2011 sur le boulevard Triomphal, à Kinshasa. Un élan de Soutien et de solidarité du parti de Gizenga envers Kabila qui envoie à son allié le signal d'un attachement indéfectible et d'une collaboration sans faille. On le savait loyal et fidèle envers Kabila depuis la signature de l'accord électoral et de gouvernance d'entre les deux tours de la présidentielle de 2006. Mais personne ne le croyait capable de lui manifester son penchant et sa sympathie en envoyant ses nombreuses troupes dans les rues de Kinshasa en vue de le défendre. Comme il grondait à travers la rue du temps de Mobutu pour arracher la démocratie, Antoine Gizenga Fundji, le chef historique du PALU, a montré qu'il sait et peut encore manier la rue pour défendre une noble cause. En ordonnant à sa base de Kinshasa de marcher samedi 12 mars, le vieux Lion du Kwilu a donné l'alerte : il a non seulement soutenu Kabila mais aussi mis en garde quiconque s'aventurerait à saborder la jeune démocratie RDcongolaise pour laquelle il s'est sacrifié une bonne partie de sa vie. Cette manif en dit long sur son état d'esprit.
Entre Gizenga et Kabila, c'est une grande histoire d'amour-souci. Le vieux Lion du Kwilu a fait sien cet adage qui dit «aimer c'est avoir quelqu'un pour qui mourir». Et il a manié la rue pour Kabila. A l'issue de la marche en faveur du chef de l'Etat, à laquelle ont pris part des milliers de combattants du PALU, le message du secrétaire général du PALU lu à l'intention des manifestants a été sans équivoque. Le PALU dénonce «la violence politique qui semble revenir encore dans l'espace politique congolais; risquant ainsi de remettre en question la paix, obtenue au prix de sacrifices de nombreux Congolais». Puis, s'oppose au «recours aux armes comme mode d 'accès au pouvoir politique au moment où notre pays est résolument el gagé sur la voie de la consolidation de la démocratie et de la paix, par la mise en oeuvre du processus électorat pour les échéances de 2011». Déjà à ce niveau, Gizenga dit ce que PALU entend dire à haute voix : «Touche pas à notre allié et Président de la République Kabila, touche pas à notre jeune démocratie». La raison est immédiatement donnée: «Le PALU est opposé à toute forme de violence, à la guerre, à l'effusion du sang des Congolais, à la déstabilisation des institutions républicaines démocratiquement établies, au retour à des institutions illégitimes et à la remise en question de l'élan de construction et de reconstruction de la RDC». Même vieux, Gizenga n'a pas rien perdu de ses réflexes révolutionnaires. Dans un passage qui décrit un ton ferme, il avise: «Ce message constitue une sévère mise en garde aux velléitaires du retour de l'ordre ancien et il est aussi un signal de demande de soutien à tous les Congolais épris de paix et aux puissances étrangères désireuses d'aider la RD-Congo sur le chemin de la reconstruction et de la consolidation de la démocratie». Et Gizenga de prévenir : «Le PALU reste en état d'alerte face à cette dangereuse dérive et il exhorte le peuple congolais à barrer la roule à tous ceux qui seraient tentés par de telles aventures». La lutte de Gizenga a été celle de la restitution du pouvoir au souverain primaire. Tout un testament hérité des nationalistes lumumbistes qu'il lègue aux générations futures à travers Kabila. Comme il grondait à travers les rues de Kinshasa du temps de Mobutu pour arracher la démocratie, Gizenga a prouvé qu'il sait et peut encore manier la rue pour défendre la démocratie menacée. TM
POLITIQUE , Présidentielle 2011 : Kengo fait un pas vers l’arène.


La sortie officielle du parti politique «Union des forces du changement» (UFC) a eu lieu dimanche 24 juillet dans un "Stade des Martyrs" rempli au trois quart, disent des témoins. Cette toute nouvelle formation politique a présenté son "leader national" qui n’est autre que l’actuel président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo. Celui-ci a prononcé une allocution en français et en lingala. Il a invité les forces politiques de l’opposition à se mettre ensemble non pas pour conquérir le pouvoir pour le pouvoir mais pour changer le pays. Kengo a exhorté les Congolais à se départir de "la culture qui consiste à dire «Yo nde okobongisa mbok’oyo». Pour lui, personne n’aimera le Congo mieux que les Congolais eux-mêmes.
"Partir à la chasse seul c’est bien, mais à plusieurs c’est mieux". "Si nous devons gagner, nous gagnerons ensemble". "La pauvreté n’est pas une fatalité. L’ignorance non plus." "Il faut de la volonté et de l’audace pour changer ce pays". "Personne n’aimera ce pays mieux que nous mêmes. Tous peuvent nous assister, mais personne ne peut se substituer à nous." Ce sont les messages forts lancés par Léon Kengo wa Dondo.
Le monde politique congolais s’est "enrichi" d’une nouvelle formation politique. La dénomination constitue, en elle-même, tout un programme : Union des forces du changement (UFC).
Dans un stade des Martyrs "rempli à trois-quart", disent des témoins, l’UFC a saisi cette occasion pour présenter son "leader national", Léon Kengo wa Dondo. "Il ne s’agit pas de l’ancien Kengo, nous a confié un militant joint dimanche au téléphone à Kinshasa. Il s’agit du "nouveau Kengo", un homme instruit non seulement par la faillite de la deuxième République mais aussi par neuf années d’exil et cinq années passées à la tête du Sénat, c’est-à-dire à l’école du débat démocratique, de l’humilité et de la tolérance".
Selon diverses sources, les représentants des forces de l’opposition ont répondu nombreux à l’invitation de la direction de l’UFC. C’est le cas notamment de Vital Kamerhe (Union de la Nation Congolaise), Albert Moleka (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), Ne Mwanda Nsemi (Bundu di Mayala), Azarias Ruberwa (Rassemblement congolais pour la démocratie), Diomi Ndongala (Démocratie chrétienne). Il semble que l’évêché de Kinshasa était massivement représenté. Les chrétiens étaient venus nombreux.
Dans une brève allocution en français et en lingala, Kengo a situé le sens de l’événement. Aux militants de l’UFC qui attendaient l’annonce de sa candidature à la Présidence de la République, l’orateur s’est livré à un plaidoyer pour la désignation d’un "candidat unique" de l’opposition. "Partir à la chasse seul c’est bien, mais à plusieurs c’est mieux", a-t-il fait remarquer.
Né le 22 mai 1935 à Libenge dans la province de l’Equateur, juriste de formation, "Léon", comme l’appelent ses proches, a fait toute sa carrière dans la magistrature debout. Il a atterri sur le tard dans le monde politique en devenant Premier commissaire d’Etat (premier ministre) en novembre 1982, après un bref passage dans la diplomatie zaïroise en qualité d’ambassadeur en Belgique.
Surnommé par ses compatriotes "l’homme de la rigueur", Kengo est un légaliste. Pour lui, l’Etat doit cesser d’être "commerçant" pour mieux assumer ses missions régaliennes. La production et la commercialisation des biens et services doivent être du ressort du secteur privé. Rétablir l’autorité de l’Etat (une justice indépendante, une armée républicaine et une police de proximité), assainir l’environnement économique, financier et monétaire, réhabiliter et reconstruire les infrastructures de base (routes, rails, télécommunications, écoles, hôpitaux), remettre les Congolais au travail, promouvoir la démocratie par l’exercice effective des droits et libertés au plan politique, syndical, associatif et médiatique, recréer les conditions de paix avec les pays voisins, ce sont là les thèmes chers à Kengo. Ses contradicteurs lui reprochent de manquer une "dose de social". Comme pour répondre à ces derniers le "leader national" de l’UFC a dit dans son speech que "les grands défis restent la lutte contre la pauvreté, l’ignorance et le mal vivre."
En dépit de tout, Léon Kengo considère que la crise congolaise découle non seulement d’une crise de légitimité mais surtout d’une "crise de leadership" (voir la revue Congo-Afrique n°430, décembre 2008, publié par le Centre d’études pour l’action sociale, Cepas).
Baudouin Amba Wetshi
Ci-après le mot prononcé dimanche 24 juillet par Léon Kengo wa Dondo, "leader national" de l’Union des forces du Changement :
Kinoises et Kinois,
Mes chers compatriotes,
Chers membres de l’UFC,
Distingué(e)s invité(e)s
Je vous remercie tous d’être venus nombreux ici.
Merci aux partis amis qui sont venus soutenir leur jeune frère, l’UFC.
Pour lui montrer le chemin, l’accompagner, lui éviter les écueils qu’ils ont rencontrés avant lui ;
lui dire surtout que jamais un parti n’a gagné seul les élections.
Votre présence est la preuve de notre volonté commune d’avoir une coalition, une plate-forme politique pour gagner la bataille.
Partir à la chasse seul c’est bien, mais à plusieurs c’est mieux.
Si nous devons gagner, nous gagnerons ensemble.
Pour cela, il nous faut une vision, une éthique de conviction.
Un pouvoir pour le pouvoir ne rime à rien. La politique n’est rien si elle n’est pas portée par une vision.
Il faut le pouvoir pour changer la vie et transformer la société, bousculer les frontières, déplacer en quelque sorte les montagnes.
Le Congo a besoin de grands desseins mobilisateurs et libérateurs des énergies et des talents.
La patrie a besoin de ceux qui disposent de ces énergies et de ces talents pour transformer ses potentialités en richesses.
Pour faire de ce pays, un pays où coulent le lait et le miel.
Et notre pays a tous les atouts pour cela !
Mes chers compatriotes,
La pauvreté n’est pas une fatalité. L’ignorance non plus.
L’homme ne doit jamais désespérer. L’occident a fait le même cheminement.
Il faut de la volonté et de l’audace pour changer ce pays.
La culture qui consiste à dire « YO NDE OKOBONGISA MBOK’OYO » doit être bannie.
Il faut avoir l’optimiste de la volonté.
Car ce pays est à bâtir. Dans cette tâche, il y a de la place pour tout le monde : les jeunes, les aînés, les hommes, les femmes ; chacun a son rôle, sa mission.
Rien ne se fera sans nous, loin de nous, en dehors de nous.
Personne n’aimera ce pays mieux que nous mêmes. Tous peuvent nous assister, mais personne ne peut se substituer à nous.
C’est notre pays. C’est notre devoir de le transformer, de le dompter pour y faire couler le lait et le miel.
Pour y arriver, il nous faut un bon leadership. Je veux dire un vrai leader, un candidat commun et pas un candidat unique, pour conduire le peuple vers le progrès.
Il nous faut une vision commune et un programme commun pour conduire le peuple vers cette destinée.
Sans cela, le succès est impossible.
Nous sommes pour la discussion sans a priori et sans tabou d’un programme commun de gouvernement, un programme réaliste et pragmatique pour le bien de ce pays.
Dans la recherche de ce leadership, j’entends que vous citez KENGO, TSHISEKEDI, KAMERHE et tant d’autres compatriotes.
Si tous peuvent se fédérer autour d’un idéal commun, d’un programme commun de gouvernement, d’une stratégie commune, alors la victoire peut être au rendez-vous.
Les Belges nous ont appris que c’est l’union qui fait la force.
Mes chers compatriotes,
J’ai lu les projets de société des partis qui sont ici. Ils se recoupent ; avec des nuances propres à chacun, mais le fond est le même.
Il reste les talents. Car l’ambition sans talents, dit Chateaubriand, est un crime. C’est même une erreur de jugement.
Personne ici ne veut commettre une telle erreur.
Tous nous voulons le bonheur du peuple congolais. Nous pouvons œuvrer ensemble pour ce bonheur.
Nous avons un peuple dynamique, travailleur, un peuple qui ne demande que le strict minimum pour transformer son pays en un paradis.
Et bien, il en est capable. Faisons lui confiance et motivons-le.
Ce peuple dit non à la famine, au chômage, à la déperdition scolaire, aux hôpitaux-mouroirs, aux coupures intempestives d’eau et d’électricité (le délestage).
Il veut vivre dans le bonheur, jouir des richesses dont la nature l’a comblé.
Mes chers compatriotes,
Dieu nous a créés pour être heureux. Il nous a donnés ce pays pour vivre en harmonie les uns avec les autres.
Nous ne voulons plus de discrimination entre habitants de ce pays, entre hommes et femmes, entre tribus et ethnies, entre croyants et non croyants, entre jeunes et vieux.
Tous doivent rester unis. L’unité de ce pays est non négociable. Son intégrité territoriale restera à jamais inviolable.
C’est notre devoir, c’est le sens de notre sacrifice.
Les élections sont une opportunité pour que tout cela soit possible, pour que les choses changent.
En démocratie, le pouvoir appartient au peuple. Si les dirigeants ne sont pas capables de procurer au peuple ce bonheur, alors, il faut que le peuple reprenne son pouvoir.
MALAMU MOKOLO TONGA AKAMATA TONGA NA YE.
C’est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple.
BANA KIN,
BANA CONGO MOBIMBA.
NA YEBI BINO BIEN. BA PROBLEMES NA BINO, MAWA NA BINO, PASI NA BINO, NA YEBI YANGO.
TOYOKANA TOBONGISA EKOLO.
PROBLEME YA LIBOSO NA MBOKA NA BISO EZALI ABSENCE DE L’ETAT.
L’ETAT EZA LISUSU TE. L’ETAT EKUFI.
BATO BAZA LISUSU KOTOSA L’ETAT TE.
BAKONZI PE BAKANISI QUE L’ETAT EZA NDE BANGO.
L’ETAT EZA BISO BANSO.
L’ETAT EZA YA BISO NIONSO.
ESENGELI TO BONGISA YANGO, TO TOMBOLA YANGO.
Pour restaurer l’autorité de l’Etat, les défis majeurs se résument dans la réforme de l’armée, de la police, de la justice, et de l’administration publique.
Au plan économique, il faut ramener notre pays dans le chemin de la croissance, en augmentant le produit intérieur brut et, par voie de conséquence, en relevant le budget.
Sur le plan social, les grands défis restent la lutte contre la pauvreté, l’ignorance et le mal vivre.
Un grand défi c’est le défi électoral.
Il nous faut des élections transparentes certes, mais crédibles, sécurisées tant pour les candidats que pour les électeurs.
Il faut la transparence dans les bureaux de vote et de dépouillement.
Il vaut mieux avoir des élections sans contestation, voire avec moins de contestations, car trop contentieux tuent le contentieux.
D’après les statistiques de la CENI, il y a 31 millions d’enrôlés. Quel potentiel ! Quelle force ! Quelle puissance !
Mais dans ces 31 millions, il y a combien de chrétiens : Catholiques, Protestants, Kimbanguistes, Orthodoxes ? C’est-à-dire ceux qui professent l’amour de Dieu et l’amour du prochain comme fondement de leur foi.
Pourquoi cette majorité ne peut-elle pas se refléter dans le vote ?
CHRETIENS, VOTEZ CHRETIENS !
Le pays ne sera gouverné selon la volonté de Dieu que si vous élisez aussi les chrétiens.
MOKRISTO AYIBAKA TE, ABOMAKA TE, AKENDEKE NA MWASI TO NA MOBALI YA MONINGA TE.
MOKRISTO ALINGI MOTO NYONSO LOKOLA ALINGI NZAMBE.
Dans cette lutte, nous comptons beaucoup sur les jeunes, les femmes, les chrétiens de ce pays.
Nous comptons sur tous les partis politiques aînés : l’UDPS, le MLC, le RCD, l’UNC, …
Ensemble, travaillons pour un idéal commun, un programme commun de gouvernement, une stratégie commune de réussite et un candidat commun chargé de conduire ce programme.
BANA KIN, BANA CONGO MOBIMBA,
NASEPELI MINGI NDENGE TOKUTANI,
UFC LELO A BOTAMI,
A KO TRAVAILLER ELONGO NA BA PARTIS MOSUSU, ELIKIA NA BISO EZALI QUE BINO BANSO BO KENDE KO VOTER PO BOPESA POUVOIR YA L’ETAT NA BATO OYO BAKOKI.
MBOTE NA BINO NYONSO,
NZAMBE AZALA NA BISO.
MERCI MINGI.
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