Monday, 25 July 2011

POLITIQUE , LE TESTAMENT DU PATRIARCHE DU PALU Les discours qui témoignent du penchant nationaliste de Gizenga

 



La double attaque de la résidence du Président Kabila et du camp Kokolo, le 27 février dernier, est à l'origine d'une vaste marche de protestation du PALU d'Antoine Gizenga, organisée le 12 mars 2011 sur le boulevard Triomphal, à Kinshasa. Un élan de Soutien et de solidarité du parti de Gizenga envers Kabila qui envoie à son allié le signal d'un attachement indéfectible et d'une collaboration sans faille. On le savait loyal et fidèle envers Kabila depuis la signature de l'accord électoral et de gouvernance d'entre les deux tours de la présidentielle de 2006. Mais personne ne le croyait capable de lui manifester son penchant et sa sympathie en envoyant ses nombreuses troupes dans les rues de Kinshasa en vue de le défendre. Comme il grondait à travers la rue du temps de Mobutu pour arracher la démocratie, Antoine Gizenga Fundji, le chef historique du PALU, a montré qu'il sait et peut encore manier la rue pour défendre une noble cause. En ordonnant à sa base de Kinshasa de marcher samedi 12 mars, le vieux Lion du Kwilu a donné l'alerte : il a non seulement soutenu Kabila mais aussi mis en garde quiconque s'aventurerait à saborder la jeune démocratie RDcongolaise pour laquelle il s'est sacrifié une bonne partie de sa vie. Cette manif en dit long sur son état d'esprit.

Entre Gizenga et Kabila, c'est une grande histoire d'amour-souci. Le vieux Lion du Kwilu a fait sien cet adage qui dit «aimer c'est avoir quelqu'un pour qui mourir». Et il a manié la rue pour Kabila. A l'issue de la marche en faveur du chef de l'Etat, à laquelle ont pris part des milliers de combattants du PALU, le message du secrétaire général du PALU lu à l'intention des manifestants a été sans équivoque. Le PALU dénonce «la violence politique qui semble revenir encore dans l'espace politique congolais; risquant ainsi de remettre en question la paix, obtenue au prix de sacrifices de nombreux Congolais». Puis, s'oppose au «recours aux armes comme mode d 'accès au pouvoir politique au moment où notre pays est résolument el gagé sur la voie de la consolidation de la démocratie et de la paix, par la mise en oeuvre du processus électorat pour les échéances de 2011». Déjà à ce niveau, Gizenga dit ce que PALU entend dire à haute voix : «Touche pas à notre allié et Président de la République Kabila, touche pas à notre jeune démocratie». La raison est immédiatement donnée: «Le PALU est opposé à toute forme de violence, à la guerre, à l'effusion du sang des Congolais, à la déstabilisation des institutions républicaines démocratiquement établies, au retour à des institutions illégitimes et à la remise en question de l'élan de construction et de reconstruction de la RDC». Même vieux, Gizenga n'a pas rien perdu de ses réflexes révolutionnaires. Dans un passage qui décrit un ton ferme, il avise: «Ce message constitue une sévère mise en garde aux velléitaires du retour de l'ordre ancien et il est aussi un signal de demande de soutien à tous les Congolais épris de paix et aux puissances étrangères désireuses d'aider la RD-Congo sur le chemin de la reconstruction et de la consolidation de la démocratie». Et Gizenga de prévenir : «Le PALU reste en état d'alerte face à cette dangereuse dérive et il exhorte le peuple congolais à barrer la roule à tous ceux qui seraient tentés par de telles aventures». La lutte de Gizenga a été celle de la restitution du pouvoir au souverain primaire. Tout un testament hérité des nationalistes lumumbistes qu'il lègue aux générations futures à travers Kabila. Comme il grondait à travers les rues de Kinshasa du temps de Mobutu pour arracher la démocratie, Gizenga a prouvé qu'il sait et peut encore manier la rue pour défendre la démocratie menacée. TM

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