L’opposition, en dépit du discours d’aller jusqu’au bout, n’est pas prête pour aller aux élections. Depuis un temps, elle se prépare à la logique de la contestation. Pour en arriver là, il faut préparer l’opinion en lui démontrant que la CENI est partiale parce qu’elle travaillerait pour la majorité au pouvoir.
L’une des revendications de l’opposition, depuis un certain temps, c’est la création d’un cadre permanent de concertation avec la CENI. Cela suppose que les parties se mettent d’accord sur la conduite à tenir pendant tout le processus. C’est la raison du forum des partis politiques convoqué hier lundi dans la salle de cinéma du Palais du Peuple. Les partis politiques, sans distinction de tendances, devraient se mettre d’accord autour du nouveau Code de bonne conduite. Ce document existe. Il avait été élaboré en 2005 en prévision des élections de 2006. Mais la CENI, jouant jusqu’au bout la carte de la transparence, a voulu que les parties, compte tenu de l’évolution de la situation et de l’arrivée dans le processus électoral d’autres partis politiques, que ce nouveau code soit adapté. L’élaboration de ce code de bonne conduite devrait répondre au souci d’organiser des élections apaisées.
Aussitôt après les discours, le vice-président de la CENI s’apprêtait à donner la démarche à suivre. Il n’avait même pas commencé à parler lorsque Lisanga Bonganga de l’opposition a demandé la parole par motion. L’homme est mieux connu du public congolais. Il est le président de la commission qui s’est fait corrompre à la DGI alors qu’ils étaient envoyés pour mener une enquête. L’homme s’évertue à faire oublier son passé honteux. Et, de la mauvaise manière. Lisanga Bonganga voulait, selon se mots, dénoncer la démarche. « Comment est-ce possible d’émettre un avis sur une démarche qui ne vous a même pas encore été expliquée. Laissez-moi donner cette démarche, après le président vous donnera la parole pour donner votre avis », expliquera le vice-président de la CENI.
Aussitôt après la présentation de la démarche, l’opposition défilera à la tribune tantôt pour dire que l’ordre du jour de la rencontre n’était pas concerté, tantôt qu’elle ne peut aller en commission avant d’avoir présenté ses préalables. Le président de la CENI a beau expliquer que tous les problèmes seront présentés au cours des travaux, mais l’opposition est restée sur ses positions. Finalement, le président de la CENI a cédé. Il a donné la parole à l’opposition pour qu’elle présente ses préalables. Etonnement général, l’opposition refusera de présenter ces préalables, séance tenante. Elle exigeait un aparté avec le bureau de la CENI. Le président de la CENI a donné la parole aux participants. Certains ont soutenu l’aparté, d’autres ont appuyé l’idée de présenter ces préalables en public parce qu’ils concernent tout le monde. On a beau expliquer à l’opposition que dans le cadre de la transparence, il ne peut y avoir de secret entre les parties. C’était radical de la part de l’opposition qui, finalement, a quitté la salle. Signe de l’immaturité et d’un agenda caché. La situation se passe devant des millions des congolais qui suivaient l’événement en directe. Elle a, par manque d’arguments justifiant leur acte, opté pour une politique de la chaise vide. Le forum s’est poursuivi sans l’opposition politique.
L’impréparation de l’opposition
L’opposition, en dépit du discours d’aller jusqu’au bout, n’est pas prête pour aller aux élections. Depuis un temps, elle se prépare à la logique de la contestation. Pour en arriver là, il faut préparer l’opinion en lui démontrant que la CENI est partiale parce qu’elle travaillerait pour la majorité au pouvoir. La CENI décrédibilisée, la contestation se met en place notamment avec l’annonce de certains préalables. C’est dans ce cadre qu’on apprend au monde entier que l’hypothèse de la victoire du président en place est impossible. A contrario, cela veut dire que la victoire de l’opposition est certaine. Beaucoup de membres de l’opposition n’hésitent pas à le déclarer. Une chose est sûre, ils ont peur de l’impréparation et des divisions qui règnent dans leurs états généraux. Alors qu’au sein de la MP l’ordre est le fil conducteur de tous.Pendant que les partis politiques étaient conviés au forum au Palais du peuple, l’Udps faisait le sit-in devant le siège de la CENI. Les Kinois ont vu les manifestants armés de gourdins et autres rentrer après s’être dispersés du siège de la CENI . Pendant qu’ils y étaient perturbant ainsi la quiétude des agents commis au toilettage du fichier électoral, ce qui permettra la Ceni de saisir le parlement pour les annexes à la loi électorale, on les a informés qu’au Palais du peuple tout avait capoté. Cela avait suffi pour que les manifestants se dispersent. La police n’a fait que de les empêcher de se regrouper en route et surtout de commettre des actes de vandalisme. Comme quoi, il y avait un lien stratégique entre le sit-in et la tentative d’empêcher la tenue du forum. Les opposants congolais sont donc partisans du désordre qu’ils entretiennent volontairement. Ils trahissent les intérêts des congolais au profit de leurs intérêts particuliers et ceux des étrangers. Ils ont preuve de l’immaturité politique et de l’incompétence notoire. A ces incompétents, on ne peut s’hasarder de leur confier la gestion de la République.
Gilbert LUMBEMBELE
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